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Fin du support de Windows Server 2003

Depuis ce 14 juillet 2015, Microsoft ne supporte plus aucune version de Windows Server 2003. En d’autres termes, il n’y aura donc plus à l’avenir de mises à jour ni de correctifs disponibles. Depuis lors, tout data center qui exécute le système d’exploitation Windows Server 2003 n’est plus conforme aux standards en vigueur. Sachez que la fin du support de Windows Server 2003 n’est pas temporaire, mais définitive. Et maintenant ? À l’échelle planétaire, des millions d’entreprises utilisent encore Windows Server 2003. Quelle est la prochaine étape logique ? Microsoft propose trois scénarios possibles. Ces scénarios s’appliquent d’ailleurs aussi aux entreprises qui utilisent encore le Small Business Server 2003, vu que le support de ce serveur a pris fin l’année dernière. Scénario 1 Le scénario susceptible de faire l’unanimité est la migration de l’ancien Windows Server 2003 vers le nouveau Windows Server 2012. Vous pourrez y adjoindre Office 365 pour la messagerie électronique, le partage de documents et les vidéoconférences. Étant donné qu’Office 365 n’offre pas de solution de sauvegarde, il est indiqué en l’occurrence d’opter pour Azure, agrémenté du service de gestion des identités Active Directory et de la fonction de reprise des activités (Disaster Recovery) dans le cloud. Scénario 2 Le deuxième scénario consiste à opter pour Windows Server 2012 R2 et Office 365, et à vérifier quels autres programmes et charges de travail ne faisant pas partie d’Office 365 sont à placer dans le cloud. Scénario 3 Le troisième et dernier scénario revient à migrer intégralement vers le cloud. Les petites entreprises et les start-up tiennent à juste titre à contenir leurs coûts. En général, elles s’interrogent légitimement sur leurs investissements en matériel alors qu’elles disposent de l’opportunité de placer tout dans le cloud. Il existe à cet effet des modèles de cloud basés sur la technologie Microsoft tels que Office 365, Active Directory et toutes les autres applications opérant dans le cloud via Azure. Ces modèles de cloud peuvent parfois s’utiliser conjointement à un fournisseur d’hébergement. Que se passe-t-il si vous ne réalisez pas la mise à niveau ? Si vous utilisez Windows Server 2003 et que vous décidez de ne pas réaliser de mise à niveau vers de nouvelles technologies, vous mettez ni plus ni moins en péril la gestion de votre entreprise, et ce, pour les raisons suivantes : – Vous ne recevez plus de mises à jour. – Vous n’êtes plus en conformité. – Vous ne satisfaites plus aux normes d’entreprise actuelles et courez par conséquent le risque de voir les sociétés de cartes de crédit refuser de faire affaire avec vous. – Une autre répercussion est la fin du support de bon nombre d’autres applications. – Mais avant toute chose, vous vous exposez aux cyberattaques, virus et piratages. Rien de bien réjouissant, il est vrai. Toutefois, la fin du support de Windows Server 2003 est à n’en pas douter l’opportunité rêvée de moderniser votre data center de fond en comble. C’est le moment idéal pour adopter de nouvelles technologies (Office 365 & Azure) qui vous permettront de travailler de manière nettement plus efficace, de préparer vos systèmes au travail mobile d’aujourd’hui et de demain ainsi que – avantage non négligeable – de réduire les coûts à court et à moyen termes.

« J’ai testé Microsoft HoloLens à San Francisco »

Build 2015 n'a pas uniquement été l'occasion de livrer les secrets de Windows 10. J'ai également pu tester Hololens, le casque futuriste de Microsoft. Voici mes impressions. Première précision, importante. On décrit la technologie Microsoft HoloLens à tort comme un outil de réalité virtuelle. Or, le casque présenté le 29 avril dernier permet en réalité d'afficher des hologrammes dans l'espace et d'interagir avec eux, notamment par des mouvements. Pour prendre un exemple parlant, c'est comme porter des lunettes qui afficheraient des éléments virtuels dans votre champ de vision. Rencontre...à l'hôtel Nous sommes escortés au 27e étage d'un hôtel de luxe dans le centre de San Francisco. Après une brève introduction à la pose du casque et aux gestes de base, on me conduit dans une chambre où se trouve une maquette de chantier d’environ un mètre sur deux. A côté, un ordinateur, volumineux. Mon interlocuteur me confirme: « Ce qui fait tourner ce casque, c'est une version miniature de Windows 10. » Depuis l’ordinateur, on modifie l'apparence de l’espace à l'écran en utilisant la souris: on ajoute un jardin, une allée, on modifie le nombre d'étages d'une tour. Ces changements effectués sur l'ordinateur apparaissent alors devant moi en 3D au milieu de la maquette, qui devient interactive. Bref, des objets s'incrustent dans le réel. Comme par magie. Je peux même utiliser la souris pour agir sur la maquette et non plus l'écran de l'ordinateur. La souris pilote le réel, déroutant ! Je regarde alors un mur où s'affichent des messages laissés par d'autres ingénieurs du chantier. Le message apparaît avec l’hologramme de la personne qui l'a laissé. Je remarque une anomalie dans la construction et dois moi aussi laisser un message, ce que je fais en cliquant sur le mur à l'endroit où j'ai constaté un problème. J'enregistre un message vocal et il est intégré à la construction. Et ma photo ? Pas question. Les journalistes autorisés à effectuer cette démonstration n'ont pas le droit de filmer ou photographier l'expérience. Nous avons juste l'autorisation de prendre un cliché du casque, façon musée. Voici le mien : Hololens Lorsque nous rejoignons le lobby de l'hôtel, on me demande ce que j'en ai pensé: « C'est comme si les films de science-fiction devenaient la réalité.» Ce n'est pas «comme si», rétorque l'hôte, «on ne peut pas encore donner une date de sortie et un prix, mais vous l'avez vu, la technologie est bien là.» Du jeu vidéo aux métiers manuels en passant par le foyer connecté, «les débouchés sont infinis», sourit le représentant de Microsoft. En effet! La météo s'affiche sur la table du salon, votre journal est diffusé dans une fenêtre en vidéo et vous suit où que vous alliez dans la maison. Vous réglez la température des pièces. Des éléments venus du numérique s'incrustent dans l’espace et le quotidien. «Notre perception de la réalité va changer !» Pour l'instant, le casque est encore un peu lourd et le champ de vision n'est pas pleinement dégagé. En miniaturisant encore la technologie, elle pourra devenir plus naturelle à explorer, mais inutile de tourner autour de pot : cette expérience-là est troublante. https://youtu.be/aThCr0PsyuA La date de sortie de Microsoft HoloLens en Belgique n’est pas encore connue. Suivez-nous sur Facebook, Twitter et LinkedIn pour être les premiers au courant !

Acer Liquid M220 : Nombreuse fonctionnalité à prix très compétitif

Smartphone léger, prix démocratique, idéal pour les utilisateurs non professionnels IT tel que les professions libérales, les adolescents, enseignants, commerçants,… Il a tout pour plaire :  Avec la dernière version de  Windows Phone, le Acer Liquid M220 est le compagnon idéal permettant également d’insérer une deuxième carte SIM et la Micro SD le tout pour un prix de 79 €. Bien entendu,  ce smartphone n’est pas le haut de gamme mais il mérite toute l’attention. Nouveau-né de la gamme Acer qu’on ne présente plus d’ailleurs,  il est muni d’un écran tactile 4 pouces offrant une résolution de 233 pixels par pouce (ppi), d’un appareil photo à l’avant (2Mpx) et à l’arrière (5Mpx) avec un grand angle. La possibilité d’utilisation d’une deuxième carte Sim apporte un plus dans la vie de tous les jours, par exemple pour toutes les professions libérales, un seul smartphone pour les appels/SMS professionnels et privés idéale également pour les voyageurs pouvant insérer une carte Sim étrangère par exemple. Acer liquidProcesseur dual-core cadencé à 1,2GHz et une mémoire vive de 512Mo, mémoire de stockage de 4Go extensible via micro SD, il sort du lot. En plus le design simple et efficace et le poids de l’appareil en font un compagnon idéal pour toute la famille. Question performance c’est n’est pas le smartphone le plus puissant du marché certes mais pour 79€ on peut faire tourner la majorité des applications du Microsoft Store. On n’oublie pas le coin enfants, Skype, la suite Office installer sur le mobile et surtout OneDrive qui vous permet de synchroniser automatiquement photos, vidéo, musique et autres. Evidemment le tout accessible où que vous soyez sur toute autre platforme. En conclusion… A ce prix-là pour un smartphone Windows Phone 8.1 avec toutes les possibilités qu’on connait, un capteur photo 5Mpx, la micro SD et la deuxième carte Sim en font un des meilleurs smartphone d’entrée de gamme. Ce GSM a tout pour plaire pour la famille et surtout pour toute personnes en quête de la simplicité et de l’ergonomie d’un Windows Phone 8.1 et compatible avec Windows Mobile 10.

Les pompiers du Limbourg collaborent mieux grâce à Office 365

La réforme des services d’incendie a eu pour résultat de rassembler les centaines de corps de pompiers en 34 zones. C’est ainsi que la Zone de secours du Sud-Ouest Limbourg, basée à Hasselt, opère désormais comme entité autonome depuis le 1er janvier 2015. Depuis quelques années, une personne y était en charge de l’IT. Désormais, elle doit desservir une organisation qui compte pas moins de 125 utilisateurs IT. De nouvelles méthodes s’avéraient dès lors nécessaires. Un cloud plus avantageux La Zone de secours avait le choix entre continuer à utiliser ses propres systèmes de plus en plus désuets ou passer aux logiciels cloud. Posséder son propre matériel induit des coûts d’utilisation et de maintenance relativement élevés et une analyse a démontré que les logiciels cloud s’avéreraient d’emblée moins onéreux. L’objectif était par ailleurs de proposer davantage d’applications IT afin d’améliorer la collaboration et de faciliter le partage d’informations. Si possible, sans moyens supplémentaires. Dans un premier temps, l’idée était de remplacer les serveurs de messagerie et Microsoft Office 2007 par des logiciels cloud. Toutefois, la Zone de secours ne voulait pas se contenter d’améliorer la gestion du courriel. Le cahier de charges exigeait explicitement des potentiels supplémentaires basés sur des logiciels cloud. ITC a ainsi proposé, en guise de supplément à Microsoft Office 365, des options telles que l’utilisation de SharePoint pour partager et stocker l’information, OneDrive à titre d’archive en-ligne personnelle, des formations pour les utilisateurs finaux et l’IT, un support permanent pour l’IT et des applis SharePoint, parmi lesquelles un système de tickets. C’est notamment grâce à ces propositions qu’ITC a décroché l’appel d’offres. Le prix proposé et la méthode de gestion de projet furent deux autres critères pris en compte. « ITC a défini très concrètement la manière dont nous collaborerions et dont nous nous répartirions les tâches lors des phases d’implémentation, de formation et de support », explique Peter Huysmans, responsable IT de la Zone de secours du Sud-Ouest Limbourg. « La société a tenu compte du fait que nous disposons d’un service IT interne qui collabore au projet, notamment pour des formations spécifiques et du support. » « Progressivement, nous pousserons plus loin l’utilisation de Microsoft Office 365. Nous avons commencé par le courriel et les agendas partagés », poursuit Peter Huysmans. « Un système de tickets destiné au helpdesk, un intranet et des sites d’équipes sont venus s’y ajouter à la mi-avril. Juste après les vacances d’été, la phase suivante prendra la forme d’une appli SharePoint pour les défraiements. Tout est basé sur Office 365. Nous ne devons donc utiliser qu’une seule plate-forme, ce qui nous simplifie beaucoup la vie. Comme il s’agit par ailleurs de logiciels cloud, nous sommes également dispensés des tâches de maintenance et de sauvegarde. Cela nous fait gagner beaucoup de temps et d’argent. »

La formation des utilisateurs finaux a généré un effet d’entraînement. Certains ont d’ores et déjà pris l’initiative d’utiliser OneNote pour sauvegarder leurs notes et Lync pour du ‘chat’ et des vidéoconférences. Peter Huysmans.
BrandweerHasselt7PeterHuysmansJDB Centralisation et optimisation Jusqu’il y a peu, chaque cadre et chaque collaborateur utilisait pour ainsi dire sa propre méthode pour constituer les plannings, diffuser l’information et communiquer avec des collègues ou le monde extérieur. Il en résultait des erreurs et des pertes de temps, certes involontaires. De nombreuses informations étaient stockées en double ou étaient difficiles à retrouver. Microsoft 365 permet à l’organisation de fluidifier les processus en introduisant systématiquement des modes de travail uniformisés. Les différentes casernes de la région devant désormais collaborer, les nouveaux logiciels sont essentiels pour amener le plus possible chacun à adopter la même démarche.
ITC a très bien compris qu’il lui fallait collaborer avec une personne du service IT interne. La société a formulé une proposition concrète sur la manière de l’impliquer. Cela a favorisé une interaction efficace. Peter Huysmans
  Un intranet basé sur Office 365 verra bientôt le jour. “Cet intranet est bien entendu destiné à améliorer la communication interne mais il présente d’autres avantages, d’un point de vue informatique. Nous ne devons pas investir dans du matériel supplémentaire ou dans des logiciels et nous ne devons donc pas non plus assurer la maintenance de nouveaux systèmes. Le rôle-pivot que joue Office 365 dans notre fonctionnement nous permet d’offrir toujours plus d’applications qui n’exigent aucun investissement supplémentaire en matière d’informatique.” Plusieurs équipes ont d’ores et déjà mis en oeuvre leur propre site d’équipe. Ils y ont aménagé un système de demande de congés et utilisent le site d’équipe pour du planning opérationnel et des communications destinées au personnel. « Nous considérons ces initiatives spontanées comme des laboratoires pour nouveaux projets IT qui nous permettrons de standardiser notre fonctionnement encore davantage », déclare Peter Huysmans. « C’est très agréable de constater que les collaborateurs en prennent eux-mêmes l’initiative. Nous en tirerons très certainement des leçons et nous nous en inspirerons le plus possible. » Une meilleure vision du helpdesk Le helpdesk interne, lui aussi, a eu droit à une petite refonte. « Actuellement, les collaborateurs qui rencontrent un problème IT utilisent le téléphone ou passent tout simplement me voir au bureau », explique Peter Huysmans. « Le suivi était jusqu’ici quelque peu chaotique dans la mesure où nous n’avions pas de système de gestion. Cette méthode elle-même créait des problèmes. Non seulement nous ne pouvions déterminer quels problèmes survenaient fréquemment mais cela ne me laissait pratiquement pas de temps pour d’autres choses. » Depuis la mi-avril, la Zone de secours a dès lors recours à la solution Blockz Track. Il s’agit du système de tickets d’ITC, conçu sur base de SharePoint Online, lui-même intégré à Office 365. Peter Huysmans: « Cette application est un nouvel exemple de solution qui n’exige qu’un investissement minimal et pratiquement aucune maintenance supplémentaire. Cette méthode s’avère également intéressante d’un point de vue administratif et budgétaire puisque nous ne devons pas rédiger de nouveau cahier de charges pour une application supplémentaire. » Blockz Track devrait donc faciliter sensiblement le signalement et le suivi de problèmes informatiques. La première démarche consiste à pousser les gens à utiliser le canal en-ligne pour contacter le helpdesk.
En confiant un rôle-pivot à Office 365, nous sommes en mesure de proposer un nombre croissant d’applications sans investissement supplémentaire en matière d’IT. Peter Huysmans
BrandweerHasselt5PeterHuysmansJDB   « Tout cela doit nous ménager du temps pour mieux planifier l’IT. Grâce au système de tickets, nous saurons bientôt de manière précise combien de temps requiert le support des utilisateurs. Nous pourrons ainsi mieux mettre en oeuvre d’autres projets majeurs, tels que l’optimisation de nos systèmes et le développement de nouvelles applications basées sur Office 365 », conclut Peter Huysmans. Et cela permettra de centraliser encore davantage les processus de la nouvelle organisation.

L’hôpital de demain ne se contentera plus de soigner des patients

En Europe, le secteur des soins de santé fait face à des défis majeurs. La technologie joue un rôle crucial à cet égard. “Pas tant pour économiser de l’argent que pour relever ces défis, car l’hôpital de demain ne se contentera plus de soigner les patients”, note Elena Bonfiglioli, senior managing director Healthcare chez Microsoft. Plusieurs tendances se dessinent dans le secteur des soins de santé, touchant notamment aux normes élevées en matière d’hygiène, au besoin de sécurisation IT et au souhait du patient d’utiliser des systèmes adaptés d’infotainment. “Ces besoins évoluent constamment”, remarque Elena Bonfiglioli. “Les hôpitaux mettent tout en œuvre pour rendre le séjour du patient le plus agréable possible.” Panorama d’un secteur en mouvement, du traitement des patients aux technologies modernes comme l’impression 3D et la robotique, en passant par le développement de nouvelles réglementations.

Lorsqu’on évoque les soins de santé dans les médias, il semble que ce soit souvent pour parler des défis qui attendent ce secteur et des investissements que ceux-ci exigent. Avez-vous la même impression ?
Elena Bonfiglioli : ”C’est vrai. L’Europe se prépare au phénomène du vieillissement de la population et investit massivement dans les hôpitaux. Nous sommes également confrontés à une infrastructure hospitalière et à une technologie vieillissante. En Europe, l’âge moyen d’un hôpital est de 33 ans. Les pays scandinaves, comme la Suède, la Norvège et la Finlande, sont nettement en avance sur nous dans ce domaine. Le Danemark investit 4,5 milliards d’euros dans de nouveaux hôpitaux, de l’équipement et de la technologie. Un laboratoire est ainsi chargé de tester les technologies d’avenir pour le secteur des soins de santé : ça va des robots qui nettoient les chambres pour éviter les infections, jusqu’au lit intelligent qui contrôle les fonctions vitales du patient. Toutes ces évolutions sont jugées sur base d’informations cliniques, mais aussi du feed-back des patients. Qui plus est, on note le besoin de conférer une autre fonction aux chambres d’hôpital. C’est pourquoi le caractère modulaire intervient également dans l’évaluation.”
Les économies sont-elles une donnée importante dans les soins de santé ?
“En partie. Les budgets publics sont sous pression. En moyenne, en Europe, 30 % à 40 % du budget réservé aux soins de santé est alloué aux hôpitaux. Ces dernières années, le secteur a fait l’objet d’une centralisation et d’une consolidation en Europe. Voici quelques années encore, un territoire ou une commune comptait cinq hôpitaux : ceux-ci ne sont plus qu’au nombre de trois. Il va falloir investir de manière intelligente. Lors de la construction de nouveaux hôpitaux, il faudra notamment tenir compte de l’efficacité en matière de coûts et d’énergie. Pour autant, il ne s’agit pas seulement d’économies de coûts. À l’avenir, je vois le rôle des hôpitaux évoluer vers une sorte de hub au sein d’un réseau de médecins, de spécialistes externes ou d’entreprises publiques. La prestation de services ne s’arrêtera pas devant la porte de l’hôpital. 33 ans - En Europe, l’âge moyen d’un hôpital est de 33 ans. Le plus grand réseau d’hôpitaux est actuellement parisien : leur projet-pilote Hospitalisation à la Maison repose sur un retour rapide au domicile, conditionné à un suivi strict et continu du patient chez lui. Les soins au patient se poursuivent au domicile grâce à l’utilisation d’appareils mobiles et de solutions cloud. Conséquence ? De meilleurs résultats, car les patients ont moins de risques d’infection et peuvent guérir dans un environnement qui leur est familier. La Belgique se dirige vers un concept identique. Le Grand Hôpital de Charleroi participe avec la Ville à un projet collaboratif qui s’avère également un facteur de développement économique dans la région.” Les hôpitaux sont appelés à collaborer davantage. La nature de leurs tâches change-t-elle pour autant ? “Absolument. L’hôpital de demain guérira ses patients mais misera également sur la prévention. En suivant les patients à leur domicile, il est notamment possible de réagir plus rapidement à d’éventuels soucis de santé. L’innovation, l’engagement et la collaboration gagnent également en importance. Les hôpitaux doivent collaborer entre eux, mais aussi avec les entreprises (qui les aident à rendre le séjour le plus agréable possible) et avec les patients eux-mêmes, dont les attentes ont elles aussi pris de l’ampleur. L’hôpital de l’avenir doit donc assurer un ensemble de tâches plus vaste et plus intégré. 30 % à 40 % - En moyenne, 30 % à 40 % du budget affecté aux soins de santé en Europe est consacré aux hôpitaux. Compte tenu de cet élargissement des missions de l’hôpital, de la guérison aux soins de santé préventifs et même prévisionnels, le rôle de soutien joué par la technologie se révèle crucial.”
Comment la technologie peut-elle renforcer les hôpitaux ?
"La technologie peut contribuer à une meilleure coordination de la prestation de soins. Je pense notamment aux manières d’obtenir rapidement accès à l’ensemble des données. Et ce, bien sûr, de façon sécurisée, dans le respect de la vie privée du patient. Reste qu’un meilleur partage des informations permet d’en apprendre davantage sur les personnes avec qui vous collaborez. Par exemple dans des situations où plusieurs équipes multidisciplinaires doivent intervenir. Elena Une étude de l’IDC a démontré que, lors du passage de relais entre médecins ou personnel infirmier, entre deux pauses notamment, de nombreux problèmes de communication peuvent se poser. Si le flux d’information et de travail est traité en profondeur, et que la manière de travailler et les processus opérationnels sont améliorés, il est possible d’épargner jusqu’à 70 % des coûts. C’est énorme. Qui plus est, le nombre d’erreurs est réduit et la qualité, accrue. Un autre facteur important est ce que j’appelle la "décomposition de données par leur analyse". Si vous passez au crible le flux de patients, par exemple, vous pouvez organiser plus efficacement vos visites et réduire vos délais d’attente. Les médecins traitent ainsi davantage de patients en une seule journée, ou passent plus de temps avec eux. La qualité du service s’en voit naturellement augmentée. La décomposition de données couvre également les possibilités d’obtenir des informations à un stade précoce en fonction des affections. Les patients ont la possibilité d’être suivis de manière préventive grâce à la technologie. Des signaux peuvent être émis dès que les valeurs excèdent des normes établies. Je pense ici à un hôpital portugais qui enregistre des données et les suit 24 heures avant que le patient soit admis en soins intensifs. De cette manière, on épargne des coûts et on sauve des vies humaines. Dans l’obtention d’informations également, la vitesse a son importance. Je me souviens d’un hôpital norvégien qui était parvenu à réduire sensiblement le délai de reporting, de deux semaines à une journée, voire une demi-journée. Uniquement en introduisant des applications pour l’analyse de données.”
À quoi ressemble la chambre d’hôpital de demain ? Et quelles en sont les conséquences pour le patient ?
“Tout comme nos maisons, l’apparence et la fonction de la chambre d’hôpital évoluent. La technologie est déterminante à cet égard, tant dans un contexte médical que pour les attentes du patient en matière d’infotainment. À court terme, de nombreux hôpitaux doivent s’y préparer. Plusieurs centres de soins le font déjà, comme le Grand Hôpital de Charleroi.”
À quels changements faut-il s’attendre ?
“Imaginez : le médecin ou l’infirmier entre dans la chambre d’hôpital et utilise sa smartcard, basée sur la technologie RFID sans fil, pour consulter le dossier du patient sur écran. Il porte des gants afin d’utiliser ces écrans tactiles tout en satisfaisant aux normes d’hygiène. Toutes les informations médicales apparaissent aussitôt. Puis le patient consulte son propre agenda sur ce même écran, et sait de cette manière quels examens et exercices de revalidation sont prévus ce jour-là. Charleroi Évidemment, toutes les données sont conservées de façon sécurisée, grâce à des applications telles qu’Office 365 et SharePoint. Lorsque les informations sont sauvegardées dans le cloud sécurisé, leur transmission s’avère très aisée au cas où un patient est transféré dans un autre hôpital. La collaboration et la communication entre sites sont facilitées. Le personnel de l’hôpital, le spécialiste externe et le kinésithérapeute échangent les uns avec les autres. Quant au patient, il peut converser avec les membres de sa famille via Skype à partir de sa chambre d’hôpital.”
Qu’en est-il des tendances IT actuelles, telles que le mobile et le cloud ? Ont-elles leur place dans ce nouveau paysage ?
“Certainement, et à plus forte raison le mobile. Chaque médecin jongle aujourd’hui avec 2,7 appareils mobiles, en plus de l’équipement médical qu’il utilise. Cela signifie qu’il doit souvent se déconnecter et se reconnecter, ce qui lui fait perdre un temps précieux. Si ce processus est automatisé, le professionnel gagnera jusqu’à 20 minutes par jour. Un médecin devant réaliser 25 visites quotidiennes peut dès lors en ajouter deux à son planning. En outre, les appareils mobiles aident les patients à suivre leur propre état de santé. Un hôpital de Miami offre déjà cette possibilité aux diabétiques. 2,7 - Chaque médecin jongle actuellement avec 2,7 appareils mobiles. Au Royaume-Uni, on emploie des solutions Big Data afin d’analyser en temps réel les symptômes de patients aux urgences. Les médecins ont ainsi évité une épidémie de méningite grâce aux informations disponibles. Le cloud est une autre tendance majeure, surtout en tant qu’infrastructure sous-jacente. Grâce à la technologie cloud, les hôpitaux et leurs collaborateurs exploitent une capacité presque illimitée de sauvegarde et de puissance informatique. Ce qui représente une différence de taille en termes de coûts et de gain de temps.” Microsoft dans les soins de santé Microsoft occupe une position majeure dans le monde de l’entreprise, et accorde une vive attention à un secteur d’activités tel que celui des soins de santé. L’ambition de Microsoft ? Faire en sorte que les soins de santé, les hôpitaux, les pouvoirs publics et les patients réalisent davantage et fassent glisser l’offre du traitement vers la prévention, une meilleure collaboration et des soins personnalisés. Les soins de santé comptent parmi les secteurs les moins informatisés. Pourtant, avec les possibilités mobiles et cloud actuelles et un vaste écosystème local et mondial d’innovateurs dans les soins de santé, cet objectif s’avère plus atteignable que jamais. L’offre de Microsoft dans les soins de santé couvre des domaines très variés, avec notamment des solutions cloud spécifiques. L’entreprise propose des applications autour de la business intelligence ou l’analyse de données, ainsi que des applications liées à la collaboration. Elle est également active dans le domaine des appareils mobiles comme les smartphones et les tablettes, souvent utilisés dans les hôpitaux. Cet engagement dépasse d’ailleurs les produits et services commercialisés par l’entreprise. Un exemple ? Bill Crounse, senior director Health chez Microsoft, s’exprimera sur l’avenir du secteur dans le cadre de la conférence HIMSS à Chicago, la plus importante conférence IT consacrée aux soins de santé. Bill Crounse, lui-même médecin, travaille aujourd’hui pour Microsoft.